1 – FORMATION sur 6 mois

La formation DATA STRATÉGIE comprend 3 parties, composées de plusieurs modules, 13 au total (Cf. tableau “Blocs de Compétences” ci-dessous) :

 

Partie A

“Appréhender les STRATÉGIES”

 

Partie B

“ORGANISATION des ressources et des outils”

 

Partie C

“MANAGEMENT des projets”

 

Ces 3 parties représentent 60% de la note finale du diplôme.

 

 

2 – PROJET de fin de diplôme

Chaque stagiaire prépare un dossier technique sur un projet stratégique combinant des données scientifiques, des analyses et des publications sur une plateforme.

Le projet doit mettre en évidence, outre les modalités de construction de la plateforme, les objectifs de valorisation des données qui sont poursuivis (valorisation industrielle, économique, sociale, résultats de politiques publiques, mises en œuvre de brevets).

Ensuite, le projet décrira les résultats attendus : plan de développement quantitatif et qualitatif de ces résultats.

Le projet sera soutenu après 3 mois devant un jury international constitué à partir du corps enseignant du DU Data Stratégie.

Des « prix de projet » (innovation, qualité, management) seront décernés après soutenance des projets.

 

Ce projet représente 40% de la note finale du diplôme.

BLOCS DE COMPÉTENCES

Modules

Objectifs

1. Concevoir la mutation numérique de la science : partage et valorisation des données

Enseignant : Renaud Fabre

Durée : 8 heures (janvier 2018)

Entrer dans le sujet avec une vue stratégique construite des enjeux publics et d’entreprise de l’ouverture des données de la science, mais également des conditions nouvelles à réunir à l’amont dans la publication, le stockage et la diffusion des données publiques. Définir le “marché” : connaitre les ordres de grandeur des projets numériques de la science publique (participants, disciplines, journaux, enjeux économiques…). Analyser les principaux dispositifs français et européens, les législations, les chantiers en cours, en débouchant sur une connaissance construite du cadre et des objectifs de la valorisation des données scientifiques numériques.

La première séance s’effectue en présence de la plus grande partie possible du corps enseignant du diplôme.

2. Entrer dans l’ère de la data : droit et stratégie

Enseignant : Alain Bensoussan

Durée : 8 heures (janvier 2018)

La science comme de nombreux secteurs s’inscrit dans un contexte global de révolution numérique. Big data, open data, robotique, intelligence artificielle, machine learning, réseaux neuronaux sont autant de technologies innovantes dans lesquelles les données sont la matière première. Aucun pays dans le monde n’a créé un droit de propriété sur les données. Or, la donnée est valeur, elle est stratégique. Quels sont les modèles conceptuels, juridiques, stratégiques envisageables sur de la donnée ?

L’analyse comparée des évolutions sectorielles dans le monde permet d’établir des tendances juridiques et stratégiques.

3. Evoluer dans les publications et données scientifiques numériques : enjeux et méthodes de la métrique ?

Enseignant : Daniel Egret

Durée : 8 heures (février 2018)

L’approche numérique des savoirs se fonde sur des catalogues globaux qui répertorient les articles publiés dans 25 000 journaux scientifiques et rédigés par 2 millions d’auteurs qui utilisent les vocabulaires et règles de publications propres à leur discipline. Le traitement de ce gigantesque corpus évolue très rapidement, tout comme les services associés aux usages de ces bases, que ce soit pour l’exploration des connaissances ou pour l’évaluation de la production scientifique.

Ces “gisements” peuvent faire l’objet de stratégies d’exploitation différenciées par leur qualité, leur fiabilité, leur impact sur la recherche et sa valorisation.

4. Définir et afficher les compétences requises pour les projets scientifiques numériques

Enseignant : Joanna Janik

Durée : 4 heures (février 2018)

Dans les réseaux nationaux de l’IST actuelle, les formations et acquisitions de compétences sont extrêmement denses et parfois déroutantes pour le non spécialiste. De plus l’acquisition de compétences doit répondre, pour partie, à des besoins de qualifications numériques de fond, communes à tous les ingénieurs et chercheurs, dans d’autres cas, la nature des projets implique des formations pointues dont il faut connaitre la nature, la portée et l’efficacité.

Ce tour d’horizon des compétences et qualifications est donc indispensable à l’acquisition des bases stratégiques de la gestion de données numériques.

Validation

  • Présentiel / ressources en ligne
  • Espace partagé avec documents de références
  • Vidéo mise en situation

Compétences acquises

Conception, construction de cadres légaux et contractuels de production et de valorisation de connaissances partagées

Modules

Objectifs

5. Maîtriser l’usage du droit numérique des données: nouvelles règles, nouveaux enjeux

Enseignant : Sarah Lenoir

Durée : 8 heures (mars 2018)

La loi pour une République numérique d’octobre 2016 a généralisé le régime de l’ouverture des données publiques, a créé des régimes juridiques nouveaux aux données de la recherche et aux publications scientifiques et a consacré la notion de plateforme. La data est au cœur de cette loi importante pour l’économie numérique.

L’analyse des dispositifs légaux anglais et allemand ainsi que les discussions en cours au sein de l’Union Européenne permettent d’étalonner les dispositions françaises et les droits et obligations associés.
Saisir les nouvelles opportunités de création de valeur, de protection des idées, de valorisation et de partage des connaissances est au cœur de ce DU. L’enseignement du droit de la donnée est central pour comprendre les enjeux juridiques et stratégiques de demain.

6. Partager les connaissances sur les plateformes d’Open Access et d’Open Science

Enseignant : Herbert Gruttemeier

Durée : 8 heures (mars 2018)

Les connaissances partagées dans la recherche publique constituent une part croissante de la production totale de données et représentent l’amont de toutes les valorisations, publiques et privées, dans des conditions d’évolution forte des pratiques, des normes et standards de partage. La science ouverte a par ailleurs sa propre dynamique qui interagit dans tous les projets scientifiques avec des espaces plus ou moins protégés selon des règles variables avec les disciplines et les projets.

On propose de porter un regard croisé et approfondi sur ces règles et pratiques et sur les diverses branches qui constituent la science ouverte aujourd’hui, largement issues du mouvement, toujours au cœur des discussions, vers le libre accès aux résultats de la recherche.

7. Définir et mobiliser les services numériques d’appui à la science

Enseignant : Emmanuelle Janes-Ober

Durée : 4 heures (avril 2018)

La variété des services à la recherche est fonction des évolutions technologiques et des pratiques de la recherche ; elle est aussi fonction de spécificités disciplinaires ou thématiques et parfois de spécificités locales qui doivent devenir compatibles avec les besoins de mutualisation et de convergence tant au niveau européen que national où l’interopérabilité et la complémentarité des dispositifs d’appui est désormais une nécessité.

L’association EPRIST offre une démarche originale de vision stratégique de l’information scientifique et technique par un partage d’expériences l’échelle de tous les organismes de recherche, et contribue à l’élaboration d’outils communs au sein de l’ESR pour accompagner la science à l’heure numérique, tout en apportant sa pierre dans le processus d’élaboration d’une IST nationale.

8A. Concevoir, construire, explorer, interpréter les corpus de textes et de données : le TDM scientifique en action

Enseignant : Claire Nedellec

Durée : 4 heures (avril 2018)

 

Entrer dans le numérique pour la science, c’est apprendre un nouveau “droit de lire” défini par la loi “Pour une République numérique” qu’est le Text and Data Mining, dont l’application est en cours en France et qui ouvrent de nombreuses nouvelles opportunités qu’exploitent les pays adoptants (Grande Bretagne et, depuis peu, Allemagne), avec chacun des voies et projets spécifiques. D’où l’intérêt des projets européens de convergence et de partage des outils, des usages et de la mise en réseau que réalisent ces démarches.

L’objectif sera ici de découvrir les bonnes bases pour un TDM méthodique, efficace et profondément ancré dans les champs de la recherche et de ses partenariats.

8B. La data et les nouvelles technologies

Enseignant : Sébastien Fanti

Durée : 4 heures (mai 2018)

La data est une matière première notamment pour les outils de traitement de la donnée, mais également une création en tant que contenu généré par les utilisateurs.

Ce module propose un tour d’horizon de la data dans les nouvelles technologies, de leur qualification et de leur régime juridique.

Validation

  • Présentiel / ressources en ligne
  • Espace partagé avec documents de références

Compétences acquises

Conduite de projets sur plateformes intégrant les services numériques aux comportements et règles numériques : principes, phases et conditions de construction

Modules

Objectifs

9A. Optimiser la collecte, la valorisation, les infrastructures et réseaux de données

Enseignant : Francis André

Durée : 8 heures (mai 2018)

Les nouvelles pratiques des données couvrent des champs très étendus. Définies par leurs objectifs, leurs modalités, leurs standards, leurs disciplines dominantes ou encore leur technologies de stockage, de partage, les données forment le champ le plus vaste et le plus révélateur des nouvelles pratiques de la science ouverte. Si elle s’avère indispensable, la connaissance des nouvelles formes numériques de partage des connaissances est plus qu’un changement technologique: elle fait émerger une nouvelle façon de produire des résultats scientifiques, associée parfois à une nouvelle division du travail entre producteurs, transformateurs et interprètes des mêmes données.

Le renouvellement des pratiques est permanent, et s’accompagne de transformations majeures du droit et de l’économie des données.

9B. Concevoir et maîtriser les dispositifs de partage et de gestion des données

Enseignant : Paolo Laï

Durée : 12 heures (mai 2018)

La conception et la réalisation des logiciels et infrastructures de données est le vecteur opérationnel de tous les projets numériques actuels de valorisation des résultats scientifiques.

L’INstitut de l’Information scientifique et Technique (INIST) du CNRS développe vers toute la recherche une offre de services qui atteint sa maturité. Le Module 9.B présentera cette offre et initiera les stagiaires, sur deux jours, aux modalités opérationnelles de ces outils stratégiques décisifs pour les nouveaux projets.

10. Sélectionner, négocier et gérer la littérature scientifique et ses services d’analyse et de partage

Enseignant : Christine Weil Miko

Durée : 8 heures (juin 2018)

Le passage au numérique a révolutionné d’abord, toutes les bases de la documentation scientifique (abonnements, accès aux articles, aux données, aux commentaires) et ces changements se sont traduits par de nouveaux services aux chercheurs et aux établissements dont les bases sont évidemment nécessaires à toute programmation efficace de projet scientifique.

Les services associés à la consultation des bases sont le plus souvent des services ” à double face” dès lors qu’ils fournissent des accès à l’information et à toutes les formes de retraitement de la consultation qui s’y associe (recommandation notamment). La connaissance des types de contrats de groupements d’achat et d’usage est centrale.

11. Co-intégrer et mettre en œuvre les démarches numériques du travail de la science: journée d’actions d’applications et d’analyse (TDM, Recherche d’information, Bibliométrie)

Enseignant : Patrick Bellot

Durée : 4 heures (juin 2018)

Co-intégrer les principaux outils numériques de la science (Fouille de textes et de données TDM, Analyse de contenus, Recherche d’information et recommandation de lectures, Bibliométrie alternative….) nécessite une vue d’ensemble et des disciplines nouvelles qui, toutes ensemble, constituent les bases de travail de la science à l’heure numérique. Cette journée prendra ainsi la dimension d’une transition vers le choix d’un projet et vers la réalisation effective des enseignements du DU, dans des configurations diverses de projets qui ont tous en commun de produire et/ou de valoriser des données de la recherche.

12. Programmer les projets scientifiques numériques : démarches, techniques, documents opérationnels.

Enseignant : Laurent Bouvier-Ajam

Durée : 4 heures (juin 2018)

La conduite de projet numérique dans le travail de la science répond à des logiques spécifiques tant par leur démarche que par leur méthode et leur modes d’évaluation. L’économie numérique des connaissances se conçoit en parallèle aux multiples créations de services qui doivent être pris en compte dans le choix de projet. C’est en tout cas sur les ensembles les plus vastes possibles que doivent se définir les plateformes de services, présentées ici à l’aide de nombreuses études de cas préfigurant les projets qui seront développés à l’aval de la formation.

Validation

  • Présentiel / ressources en ligne
  • Espace partagé avec documents de références

Compétences acquises

Conduite de projets à base de données de recherche : règles et pratiques de valorisation des données et résultats scientifiques

Modules

Objectifs

13. Synthèse sur les outils et usages numériques : quelles directions de développement pour la valorisation et le partage des données ?

Enseignant : Joachim Schöpfel

Durée : 8 heures (juillet 2018)

De nombreuses études existent aujourd’hui sur les technologies et dispositifs de traitement de l’information scientifique. Lesquels survivront au changement ? Quelles sont les évolutions prévisibles et quels en sont les déterminants ? Quels sont les facteurs-clés de succès, quels sont les risques ? Quels sont les signes avant-coureurs au regard de la construction et du fonctionnement des infrastructures actuelles de valorisation et partage des données ?: Ces tendances d’évolution serviront de conclusion d’étape au travail du DU, juste avant le passage en stage de projet.

SUPERVISION DE PROJET

Durée : 3 mois (juillet à octobre 2018)

Suivi et appui à l’élaboration des projets individuels

Enseignants : Laurent Bouvier-Ajam, Renaud Fabre et experts A, B, C

RAPPORT DE PROJET / REMISE DE DIPLOME

(octobre 2018)

Validation par un jury international.

Remises de prix sur la méthode et l’innovation.

Validation

  • Présentiel / ressources en ligne
  • Espace partagé avec documents de références

Compétences acquises

Réalisations appliquées d’étudiants du DU en situation d’intervention : encadrement international et national dans l’industrie comme dans les laboratoires publics. Jury des projets, valorisation des résultats