“Mieux partager ses connaissances”, un rapport de Louki-Geronimo Richou

Posté le 14 octobre 2017

Le rapport “Mieux partager ses connaissances / Pour une information scientifique et technique claire, intéropérable, pérenne fondée sur des ressources innovantes, évolutives, accessibles” est maintenant disponible en cliquant sur ce lien.

 

Voici tout le bien qu’en pense Renaud Fabre, qui signe la préface de cet ouvrage :

” La Stratégie “Mieux partager les connaissances” proposée par Alain FUCHS, Président du CNRS, est désormais un objet familier de l’IST nationale, puisqu’elle a effectivement conduit à un ensemble de résultats concrétisant son intitulé et ses axes moteurs : faire le bilan d’étape de cette démarche nationale s’imposait d’autant plus qu’une nouvelle étape, tout aussi importante pour le travail de la science à l’heure numérique, est devant nous pour utiliser ce “fluide” numérique qu’est l’IST.

Grâce à l’investissement personnel exceptionnel de Louki-Géronimo RICHOU, Stagiaire à la DIST de SciencesPo Paris et auteur de ce rapport, une vue d’ensemble, élaborée sous ma responsabilité, est désormais accessible tant sur les éléments essentiels du travail accompli que sur les priorités de l’étape qui s’ouvre.

Qu’a-t-on accompli depuis 2014 et quels sont les thèmes porteurs des évolutions en cours ? Nous avons pris le parti dans ce rapport, d’une approche strictement pragmatique et “documentaire” : quels sont les changements dans les faits, les pratiques, les règles et ceci quels que soient par ailleurs les indispensables adaptations de l’éthique et des comportements, sur lesquels, à mes yeux, seule une réflexion collective s’impose, et qui a été initiée pour cet automne entre le Conseil scientifique du CNRS et des Instituts, d’une part, et la DIST, d’autre part.

La période 2014-2017

Elle a permis de construire un certain nombre de convergences inédites des usages et des règles visant à “Mieux partager les connaissances” et à penser ces mutations en partageant les pratiques professionnelles des acteurs nationaux ( CNRS, CPU, ADBU, Couperin, ABES, EPRIST): l’exigence d’interopérabilité est la primordiale tant pour le CNRS lui-même, où sont représentées toutes les approches disciplinaires, que pour tous les travaux de recherche conduits à l’heure numérique quels qu’en soient les disciplines et les laboratoires d’origine, dans la recherche publique nationale et en dehors. L’optique de Science Ouverte a ainsi été recherchée par un ensemble cohérent de démarches et de projets visant :

  • le repérage des atouts et handicaps des pratiques existantes : documents stratégiques de la DIST, de l’INIST, de PERSEE, du CCSD ;
  • la connaissance fine des pratiques nationales des laboratoires et des Etablissements de recherche : enquêtes en 2014, puis en 2015 et 2016 avec le COPIST ;
  • l’adaptation des règles garantissant l’optimisation du partage des connaissances : refontes réglementaires et législatives sur les données, et bien sûr, loi “Pour une République numérique”.

La période 2017-2020

Pour reprendre un découpage temporel européen, la période qui s’ouvre est au moins aussi porteuse d’acquis et de défis et ouvre à la fois :

  • à la stabilisation des pratiques numériques nouvelles de la recherche sous la forme de services à la science et à ses usagers,
  • au développement d’applications nouvelles des résultats scientifiques aux besoins de la société ;
  • à l’articulation dans les deux cas entre les projets développés en France et les projets internationaux.

Un tableau synthétique et comparatif à la fin du rapport présente l’essentiel des évolutions détectées par le rapport, enregistrées et attendues dans ces deux phases, passée et à venir.

La phase à venir repose sur une série très dense de chantiers d’organisation et de construction de services : création et homogénéisation de réseaux de plateformes dotées de règles et langages interopérables, normalisation des “grammaires “et “vocabulaires” de l’IST à grande échelle et dans des formes stabilisées, développements des échanges et interactions de données à très grande échelle, mise en place de nouvelles formes contractuelles pour accompagner des formes inédites de création de valeur, pour ne citer qu’un échantillon des changements en cours de préparation.

Bien entendu, ces changements seront accompagnés de nouveaux modèles de création de valeur, de nouveaux services à la recherche, et d’une structuration nationale du potentiel de l’INIST enfin stabilisée, et accompagnée d’un développement dynamique.

Comme cela fut le cas ces dernières années, ces changements vont s’accompagner d’une intense activité de discussion et de débats entre les parties prenantes de l’IST nationale, de sa construction et de ses usages : je forme le vœu que ce court rapport permette d’esquisser un balisage et un éclairage sur les choix futurs dont l’IST a besoin dans cette période d’intense transformation.”